Le 22 mars 2016 à la mairie de Paris

Les Voix de la Paix : Pourquoi ?

 

Nous avons imaginé « les Voix de la Paix » comme un mouvement porteur de dialogue entre les religions, spiritualités et mouvements philosophiques, et la République, en insistant sur son attribut de laïcité. Cette idée s’est tout d’abord structurée autour d’un événement public : la journée inter-convictionnelle du 22 mars 2016 à la Mairie de Paris. Il était sous-tendu par trois idées-force :

● La conviction qu'après les attentats de 2015 et 2016, le discours religieux et spirituel devait se faire entendre davantage, aider à consolider la paix sociale au sein de la nation.

● La certitude qu'en France, malgré une légitimité parfois contestée dans le débat public, les religions et spiritualités peuvent apporter une réponse créative, éclairée et humaniste aux grandes problématiques sociales du pays (rapport hommes-femmes, travail, médias...).

● Le constat qu'une laïcité mal comprise favorise le communautarisme et l’incompréhension mutuelle. Il convient d’étendre le périmètre du dialogue à toutes les familles de pensée, religieuses comme non religieuses, et positionner clairement ces rencontres au profit de la République.

 

Ces idées, nous souhaitons les voir perdurer, et fructifier par des actions concrètes de terrain, au-delà du 22 mars. C’est la raison pour laquelle nous avons donné aux « Voix de la paix » une forme associative. Nous nous sommes donné les objectifs suivants :

● Mener des actions pédagogiques sur le terrain, dans des quartiers dits « difficiles ». Public : enfants / jeunes de tous horizons, animateurs, adultes.

● Organiser des événements publics à la manière du 22 mars, éventuellement dans d’autres formats.

● Travailler avec les entreprises : séances de formation destinées aux directeurs de la diversité de grandes entreprises sur les thématiques du fait religieux sur le lieu de travail. Elaboration, aux côtés des entreprises, de chartes de bonnes pratiques concernant la place du religieux en entreprise.

 

Nos objectifs

 

La Dynamique originelle

Les idées qui ont présidé à l’organisation de la journée du 22 mars doivent perdurer, et fructifier par des actions concrètes sur le terrain.

Ainsi, l’association (loi 1901) s’est donnée les objectifs suivants :

● Réaffirmer le droit à la parole dans le débat public des représentants des courants religieux et philosophiques ;

● Favoriser les liens entre ces différentes familles de pensée, entre elles, et avec d'autres acteurs de la société (politiques, enseignants, chercheurs, juristes, artistes....) ;

● Organiser des espaces d'échanges et de réflexion entre les acteurs précités pour servir la concorde de la communauté nationale, dans le cadre de la République et de la laïcité ;

● Créer un espace de rencontres et de dialogue entre les spiritualités et les pouvoirs publics ;

● Favoriser la lutte contre toutes les formes de racisme et de discrimination.

 
 
Aujourd'hui - L'association
 
« les Voix de la Paix » ont été imaginées comme un mouvement porteur de dialogue entre les religions, spiritualités et mouvements philosophiques au sens le plus large, et la République, en insistant sur son attribut de laïcité. Ce mouvement s’est tout d’abord structuré autour de la proposition d’un événement public : la journée inter-convictionnelle du 22 mars 2016 à la Mairie de Paris.

Ce rassemblement républicain était sous-tendu par trois idées-force :

● La conviction qu'après les attentats de janvier et novembre 2015 – a fortiori ceux du 22 mars 2016 à Bruxelles, le discours religieux et spirituel devait se faire entendre davantage, participer pleinement à la recherche du bien commun, œuvrer à consolider la paix sociale au sein de la nation.

● La certitude qu'en France, malgré une légitimité parfois contestée dans l’espace du débat social, les religions et spiritualités peuvent apporter une réponse créative, éclairée et humaniste aux grandes problématiques économiques et sociales du pays (rapport hommes-femmes, travail, médias...). Elles ont vocation à le faire tout autant par la voie du débat d’idées que par les voies émotionnelles de toutes les formes d’art et du sport.

● Le constat qu'une laïcité mal comprise, mal interprétée ou mal enseignée favorise le communautarisme et l’incompréhension mutuelle. Il convient à l’inverse d’étendre le périmètre du dialogue à toutes les familles de pensée, religieuses comme non religieuses, et de toujours positionner ces rencontres au profit de la République et en lien avec les pouvoirs publics.

 

Notre approche : L'inter-convictionnalité

 

Au-delà de l’inter-religieux classique, c’est le positionnement « inter-convictionnel » qui a été notre ligne de conduite pour l’organisation du 22 mars – et l’une de ses originalités.

Nous souhaitons maintenir celui-ci au cœur de nos actions futures, convaincus que l’inter-convictionnalité représente le curseur adéquat pour agir sur nos thématiques dans l’époque actuelle.

« Inter-convictionnalité » signifie  en effet :

 

Une position de curseur pertinente pour poser les problèmes.

● Parce qu’elle nous égalise tous en nous ramenant d’emblée à notre citoyenneté française, au principe de notre lien politique, laïque, dont l’égalité est fondée sur la suspension de jugement de l’Etat vis-à-vis de notre « croire » ou « ne pas croire ».

● Parce qu’elle permet de dépasser la symétrie classique du dialogue inter-religieux, qui place une « religion » donnée en lien avec « les autres religions ». L’inter-religieux, bilatéral ou multi-latéral garde toute sa nécessité. Mais en faisant dialoguer les religions avec des mouvements qui n’ont pas d’agenda religieux, la « palette inter-convictionnelle » requalifie les questions à un niveau directement politique (notamment avec les acteurs qui ont pour agenda de défendre la laïcité en tant que telle).

 

Une méthode d’intervention dans le débat public.

● Proposer sur le terrain des « plateformes inter-convictionnelles », c’est partir des « identités » (religieuses ou pas) – tendance lourde de la situation actuelle --  pour les ramener au point commun de la citoyenneté. Ce retour vers la citoyenneté et l’espace républicain est au cœur de la pédagogie des « Voix de la Paix ».

● Cette méthode systématisera les points forts de la journée du 22 mars. Entre autres, maintenir la pluralité des approches :

- Intellectuelle (approche classique par débats, thématique, questions) ;

- Emotionnelle (Art, esthétique, sport) ;

- Intergénérationnelle / par le biais de projets pédagogiques associés à l’événement (école de journalistes, Lycée Camille Claudel).